Etude d'impact sur l environnement d'une route

Etude d'impact sur l environnement d'une route

         Le terme "environnement" est à prendre dans le domaine des études préalables routières au sens large. Ce domaine rassemblera toutes les thématiques qui décrivent les lieux de vie des espèces animales et végétales.
L’étude d’environnement est une étude scientifique et technique multidisciplinaire, qui permet d’analyser et d’évaluer les effets et les mesures par rapport à chacune des composantes environnementales d’un projet.

        La construction  d’un aménagement routier  est une tache délicate à accomplir et est perçue aujourd’hui comme étant une action susceptible de porter atteinte à l’environnement. En effet l’extraction de matériaux, les déboisements, l’utilisation  des ressources en eau et l’émission de bruits engendrés par ce  type de projets sont des actions qui peuvent altérer la qualité des paysages ainsi que les ressources naturelles.


         Le périmètre des zones d'influence pourra être défini en fonction des conditions aux limites (unité biogéographique, ou bassin versant pour le milieu terrestre). Il peut aussi dépendre des relations fonctionnelles entre milieu. Ainsi pour chaque périmètre seront définies les caractéristiques à l'origine, et les impacts du projet pour chaque solution envisagée.
        létude d’environnement d’un projet d’infrastructure en Algérie, se fait conformément au décret
n° 90-78 du 27 février 1990, stipulant qu’une telle étude doit comprendre : Une analyse détaillée du projet. Une analyse de l’état initial du site et de son environnement. Une analyse des conséquences prévisibles, directes et indirectes, à court, moyen et long termes du projet sur l’environnement.
      Selon  (ANONYME 1992)  un impact sur l’environnement constitue toute altération de l’état initial d’un site due à la construction, la modification et l’exploitation d’une installation, dans quelque domaine que ce soit.
        Réglementairement, la réalisation ou la modernisation d'une infrastructure dont le coût de projet est élevé  doit faire l'objet d'une étude d'impact. Pour réaliser cette étude d'impact, il faut aborder l'ensemble des thématiques directement liées à l'environnement (eau, air, faune, flore…), mais aussi sur l'environnement de l'être humain.

1-  Etude d'impact d'une route sur L’eau :

      La loi sur l'eau a renforcé les obligations des maîtres d'ouvrage en matière de précaution et de protection de cette ressource dont on mesure de plus en plus la valeur.
      En ce qui concerne les infrastructures routières, les eaux de ruissellement se chargent d'apports provenant des gaz d'échappement, de l'usure des chaussées et des pièces des véhicules (plaquettes de frein, pneumatiques par exemple).
      Il est ainsi nécessaire de prévoir des dispositifs permettant de récupérer les eaux superficielles provenant d'une plate-forme routière. L'importance qui sera donnée à ce thème dépendra bien sur de la sensibilité du milieu récepteur. Les équipements à mettre en oeuvre seront très limités lorsque les sols seront imperméables, en dehors du lieu d'exutoire. Au contraire, ils devront être sophistiqués pour des zones très perméables et situées au dessus d'une nappe d'eau souterraine. Il est ainsi d'en certains cas, nécessaire d'imperméabiliser totalement l'emprise de la route, y compris les accotements. Dans ce dernier cas il est même nécessaire de mettre en oeuvre des dispositifs empêchant le renversement des véhicules hors emprise (talus de terre par exemple).
      Il est nécessaire de prendre en compte les contraintes d'exploitation de l'infrastructure. C'est la viabilité hivernale qui est la plus significative à ce stade. Les polluants sont dans le cas le plus général le chlorure de sodium, mais aussi le chlorure de calcium et le chlorure de magnésium. Ces derniers sont des fondants efficaces à des températures inférieures à -5°.
      Autre donnée à prendre en compte, la pollution accidentelle. Elle est liée aux accidents. Les matières principalement incriminées dans ce cas sont les hydrocarbures. Ils ne sont pas miscibles dans l'eau, ils ont un pouvoir polluant très important. La protection contre ce genre de pollution est réalisée par des bassins séparateurs qui permettent d'isoler les hydrocarbures de l'eau, très souvent par des parois siphoïdes.

2- Etude d'impact d'une route sur Faune, Et Flore :

        L'impact sur les milieux naturels doit être apprécié sur l'ensemble d'un biotope ou d'une zone écologique dès lors que l'équilibre de la flore et de la faune est menacé. Les zones sensibles sont de plus en plus délimitées et protégées par des classements réglementant les usages et les équipements réalisables à leur abord. Il s'agit des zones naturelles d'intérêt écologique faunistique et floristique, et des zones importantes pour la conservation des oiseaux.
        Les zones humides, marais et berges, constituent des biotopes riches en flore et en faune, d'intérêt élevé et en régression. Ces zones sont biologiquement très riches. De plus elles contribuent à l'absorption du gaz carbonique contenu dans l'air, leur production végétale est le premier élément de la chaîne alimentaire des insectes et des oiseaux.
       L'étude portera aussi sur les couloirs de migration des animaux. Cet aspect sera étudié tant en ce qui concerne les dispositifs à mettre en œuvre pour maintenir ces migrations qu'en terme de sécurité pour les usagers de la route.

3– Etude d'impact d'une route sur L’air :

La pollution de l’air due au trafic  routier est essentiellement causée par les gaz d’échappement et la poussière. La réduction de ces effets exige une modification de la politique nationale dont les principaux objectifs devront veiller à :
  • Limiter les rejets de gaz polluants tels que le CO2 (gaz carbonique) grâce à         l’amélioration de la carburation et des moteurs.
  • Utiliser d’autres modes de transport.
  • Rechercher les effets réels sur le climat de la pollution atmosphérique.
  • Utiliser d’autres sources d’énergie.
  • Régler le trafic.
  • Contrôler les véhicules et les vitesses.
  • Encourager des plantations dans les villes sujettes aux pollutions de l’air.

4 – Etude d'impact d'une route par Le Bruit :

         Le bruit essentiellement au niveau sonore, ce niveau à un moment donné est insuffisant pour rendre compte de la nuisance sonore à laquelle peuvent être soumis les riverains d'une infrastructure de transport.
         Les études de bruit doivent désormais prendre en compte un certain nombre de paramètres qui ont une grande influence sur la transmission du bruit, en particulier les conditions météorologiques les plus favorables ont lieu la nuit avec l'inversion des températures et par vent portant.
         Le bruit routier provient du bruit des moteurs et de roulement.  Le bruit lié au roulement est devenu la source principale émise par les véhicules en circulation pour la vitesse des PL. Deux facteurs sont bien évidemment à l'origine de ce bruit: le revêtement routier et le pneumatique. Les progrès réalisés dans le domaine des enrobés ont permis de diminuer ce bruit: particulièrement pour les enrobés à faible granulométrie.
Les moyens pour lutter contre le bruit dans un projet routier peuvent prendre plusieurs formes:
  •     Réduction de la vitesse.
  •     implantation de la voie par rapport aux zones bâties, et isolation des bâtiments.
  •     construction des buttes de terre, des murs anti-bruit.
  •     baisse du profil en long par rapport au terrain naturel.

5–Etude d'impact d'une route sur La Destruction :

         La destruction touche seulement les gens qui n’ont pas respecté le plan foncier établi par la commune ainsi que le plan directeur d’architecture et d’urbanisme (P.D.A.U), en plus la destruction de quelques clôtures d’établissement qui gênent le passage de la route.

6 – Etude d'impact d'une route sur La Sécurité :

Pour assurer la sécurité des piétons on doit :
  • Implanter des passerelles au niveau des centres qui génèrent les populations de la ville.
  •  Implanter des trottoirs tout le long de la route.
    Pour assurer la sécurité des automobilistes on doit:
  • Réduire la vitesse au niveau des intersections.
  • Des panneaux de signalisation seront implantés.